Au-delà de tout, il y a nous. Lorsque nous voyons ce qui se passe tout autour dans ce monde, on ne peut s’empêcher de se demander : où est notre humanité ?
Puis, il y a ce que nous appelons la vie. Ça, c’est difficile à cerner, puisque chacun de nous a ses visions, ses croyances et ses convictions. Que sont-elles face à la vie ?
Questions : Et si ce que nous appelons la vie n’était pas la vie ?
Si ce que nous expérimentons n’était que la manifestation de nos existences humaines ?
Et si la vraie vie était plutôt l’expression de nos essences d’être ?
Si ce que nous voyons avec nos yeux physiques n’était que le reflet du miroir d’une dimension inconsciente et déjà dépassée ?
L’existence que nous connaissons découlerait des circonstances de nos conditions de vie. Ces conditions de vie que nous avons le choix de subir comme des agressions douloureuses et incertaines, tels des victimes et des pantins, ou d’accepter et d’accueillir comme des sources d’apprentissage, tels des êtres conscients.
Ainsi, tout ce que nous expérimenterions à cet instant précis, puisque il n’appartient ni au passé, ni au futur, serait le portrait dressé de ce que chacun perçoit.
Ce qui se passe autour de nous est-il « la vraie vie » ou seulement une réflexion (un miroir) de ce que nous créons ?
L’être humain, avec son image mentale, est tellement habitué aux crises qu’il ne semble plus capable de percevoir l’humanité et la beauté de la simplicité ou encore des choses du quotidien. Il agit comme s’il était naturel de toujours s’enfoncer plus profondément dans son sommeil et sa léthargie.
Nous ouvrons encore plus grande la porte à ceux qui semblent tirer les ficelles de nos conditions humaines.
Je me demande : croyez-vous aussi que nous sommes tellement plus que ces apparences et ces corps que nous voyons ?
Si oui, alors ce « nous » va au-delà de ce que croient faussement ces manipulateurs qui s’autorisent le droit de tout saccager de la vie.
Et à travers tout cela, il faut tout de même trouver en soi le courage et la force d’être heureux. Sauf qu’ils nous maintiennent dans la peur d’un futur qui n’existe pas. Envahis et déstabilisés par cette crainte et cette anxiété, nous allons en rang comme ces moutons qui croient que tel est leur destin et qu’ils n’ont pas le choix.
Illusions ou mirages ?
Pourtant, cette crainte et cette anxiété dépassées et maîtrisées ouvrent la porte à la liberté.
Et la liberté ne conduit-elle pas au bonheur ?
Comme Épictète, j’ai envie de simplement dire : « Il n’y a qu’un chemin vers le bonheur et c’est d’arrêter de craindre, et d’avoir peur, de toutes choses qui ne sont pas en notre pouvoir. »
La seule chose qui demeure en notre pouvoir n’est-elle pas la vie en soi ? Celle qu’on ne peut nous enlever, puisque la vie, la vraie, ne se contrôle pas, ne se discute pas et surtout ne s’invente pas, ni ne peut s’imposer. Elle est, tout simplement… et magnifiquement.
Accepter ne veut pas dire approuver. Dans notre vie quotidienne, nous sommes souvent confrontés à des situations où nous devons agir face à des personnes ou des circonstances qui ne
« Si je t’écrivais, qu’est-ce que je pourrais bien te dire ? Des mots, rien que des mots… et je pourrais t’écrire tous ces silences qui se recouvriraient de gratitude et