Delvina Lavoie Auteure Écriture CONTINUER À ÉCRIRE ; ET POURQUOI ?

CONTINUER À ÉCRIRE ; ET POURQUOI ?

Continuer à écrire : et pourquoi ?
Nombreux sont ceux et celles qui parfois me demandent : « Pourquoi devrais-je continuer à écrire si personne ne me lit ? ».
Et oui, pourquoi ? Cela serait-il de la folie ou de l’inconscience ? Peut-être l’entêtement de l’ego ? En revanche, si c’était plutôt un besoin ? Le besoin de manifester par l’écriture, d’imaginer tous ces mondes où vivent les mots, où les rêves et les réalités s’entremêlent et se rejoignent ?
Écrire, pour que l’écriture devienne un espace, un endroit, un chemin pour simplement partager.
Cependant, je sais également combien il est difficile de demeurer face au vide d’un écran ou d’une page vierge. Il nous semble parfois impossible de réussir à remplir des phrases magiques, percutantes, claires ou bien conçues et à faire face à cet opposant silencieux. Cela demeure un défi, un travail de longue haleine qui demande patience, persévérance et même un grain de folie.
Il est tellement plus facile de tout laisser tomber. De ne plus se prendre la tête avec la page blanche ou bien essayer, parfois vainement, de plaire ou de séduire une audience de lecteurs et lectrices.
Alors, que faire pendant ces moments-là ? C’est différent pour chaque auteur ou autrice. Le meilleur remède devant ce dilemme dépend de la position, des croyances et de la capacité à s’adapter de celui ou celle qui écrit.
S’éloigner du projet d’écriture est parfois louable et même nécessaire pour que reviennent l’envie, l’émotion et l’inspiration. Prendre le temps de s’arrêter,ne pas insister pour l’instant, prendre le risque d’offrir un texte indigne du talent et de l’authenticité de l’écrivain.
En somme, pourquoi écrire lorsqu’on croit ne pas être lu ? On le fait d’abord pour soi. Et si l’autre lit, parfait. Sinon, doit-on se priver de ce merveilleux instrument pour autant ? À chacun de voir.
Seulement voilà, l’auteur, ou l’autrice, continue sur sa voie, tentant de surmonter les obstacles qui se présentent. Ces obstacles peuvent être un appel téléphonique, l’arrivée d’une autre personne dans la pièce ou simplement l’esprit qui fuit et l’inspiration
Je termine en partageant avec vous ces mots de Martin Winckler qui résument ma pensée et inspirent à poursuivre cette passion d’écrire.
Il dit : « Vous avez le droit d’écrire. Toutes les histoires ont déjà été racontées, mais personne n’a jamais raconté cette histoire comme vous. Il n’y a pas de sous-littérature ; il n’y a que des préjugés de classe. Tout e que vous avez lu, tout ce que vous lirez, va enrichir votre désir d’écrire et votre écriture. Chaque texte prépare le suivant. Moins, c’est plus. ».
Alors, même si nous tâtonnons, si nous raturons, ne cessons jamais de recommencer. Car malgré nos doutes, il suffit d’une phrase que nous aurons écrite pour nous porter et nous faire avancer.
Delvina Lavoie

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